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Reprendre le sport à 50 ans sans se blesser : la méthode en 4 étapes

Vous avez 50 ans, peut-être plus. Le sport est passé au second plan pendant des années. Aujourd’hui, vous voulez vous y remettre sans vous faire mal. Bonne nouvelle : le corps répond à l’entraînement à tout âge. À condition de reprendre dans le bon ordre.

Par Benoît Myaux, coach et diététicien · Lecture : 7 min

En bref

  • L’OMS recommande 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine et du renforcement musculaire au moins 2 jours par semaine.1
  • 30 à 60 minutes de renforcement par semaine sont associées à un risque de mortalité 10 à 20 % plus bas.2
  • On reprend dans cet ordre : bilan, mobilité, force, puis endurance.
  • Les protéines comptent : au moins 1 g par kilo de poids corporel et par jour après 65 ans.5

Pourquoi la force devient prioritaire

Avec l’âge, la masse et la force musculaires diminuent si on ne les sollicite pas. Quand cette perte devient importante, on parle de sarcopénie.

10 à 27 %des personnes de 60 ans et plus sont concernées par la sarcopénie selon les définitions utilisées, d’après une méta-analyse mondiale publiée en 2022.4

La bonne nouvelle, c’est que le renforcement musculaire fonctionne à tout âge. Dans une grande cohorte américaine de plus de 216 000 adultes âgés (âge moyen 70 ans), pratiquer la musculation était associé à un risque de mortalité plus faible, et l’effet était le plus marqué en la combinant avec une activité d’endurance.3

Ce que recommandent les autorités de santé

Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (2020) pour les adultes, y compris après 65 ans :1

Type d’activitéRecommandation
Endurance modérée (marche rapide, vélo…)150 à 300 min par semaine
ou endurance soutenue75 à 150 min par semaine
Renforcement musculaireau moins 2 jours par semaine
Après 65 ans : équilibre + forceau moins 3 jours par semaine

Une méta-analyse publiée dans le British Journal of Sports Medicine précise la dose utile : le bénéfice sur la mortalité, les maladies cardiovasculaires et le cancer apparaît dès 30 à 60 minutes de renforcement par semaine. Associé à l’endurance, l’effet est nettement plus important.2

La méthode en 4 étapes

Étape 1 · Faire le point

Antécédents de blessure, douleurs actuelles, traitement en cours, niveau d’activité réel. En cas de facteurs de risque (problème cardiaque, hypertension, essoufflement anormal), un avis médical s’impose avant de commencer.

Le conseil du coach

Au studio, chaque programme commence par un questionnaire de santé et un bilan complet : mobilité, force, équilibre, composition corporelle. C’est la base de tout le reste.

Étape 2 · Mobilité et gainage (semaines 1 à 4)

Les premières semaines ne servent pas à « se dépenser ». Elles servent à retrouver de l’amplitude dans les hanches, les épaules et le dos, et à réapprendre à stabiliser le tronc.

Étape 3 · La force, progressivement

Squat, poussée, tirage, charnière de hanche, port de charge : les mouvements de la vie quotidienne. On commence léger, avec une technique propre, et on augmente par petites étapes.

La charge suit la technique, jamais l’inverse.

Étape 4 · L’endurance, sans s’épuiser

Marche rapide, vélo, rameur : la majorité du volume se fait à une intensité où vous pouvez encore parler. Les efforts intenses viennent ensuite, en petite quantité.

Les 3 erreurs à éviter

1

Vouloir rattraper le temps perdu. Trop, trop vite : la tendinite arrive en trois semaines.

2

Ne faire que du cardio. On transpire, mais on ne protège ni ses articulations ni sa masse musculaire.

3

Négliger la récupération. Sommeil, alimentation et jours de repos font partie de l’entraînement.

Et l’alimentation ?

Construire du muscle demande des protéines. Les recommandations européennes de nutrition clinique en gériatrie (ESPEN, 2022) préconisent au moins 1 g de protéines par kilo de poids corporel et par jour chez la personne âgée, à adapter à l’état de santé et au niveau d’activité.5 Le plus efficace est de les répartir sur les repas plutôt que de tout concentrer le soir.

Le conseil du diététicien

Pour 75 kg, cela représente au minimum 75 g de protéines par jour, soit environ 25 g à chacun des trois repas. Les besoins exacts dépendent de votre santé : c’est à individualiser.

Vous voulez reprendre sur de bonnes bases ? Commençons par un bilan forme & objectifs de 45 minutes, offert et sans engagement, au studio à Uccle.

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Benoît Myaux

Benoît Myaux

Diététicien diplômé (Institut Paul Lambin), coach certifié EREPS niveau 4, plus de 20 ans de coaching. Fondateur du studio PointFit à Uccle et finisher du championnat du monde IRONMAN à Hawaï.

Sources

  1. Bull FC et al. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020;54:1451-1462. Lire
  2. Momma H et al. Muscle-strengthening activities are associated with lower risk and mortality in major non-communicable diseases: a systematic review and meta-analysis of cohort studies. British Journal of Sports Medicine, 2022;56:755-763. Lire
  3. Weight training and risk of all-cause, cardiovascular disease and cancer mortality among older adults (NIH-AARP Diet and Health Study). International Journal of Epidemiology, 2024;53(3):dyae074. Lire
  4. Petermann-Rocha F et al. Global prevalence of sarcopenia and severe sarcopenia: a systematic review and meta-analysis. Journal of Cachexia, Sarcopenia and Muscle, 2022;13:86-99. Lire
  5. Volkert D et al. ESPEN practical guideline: Clinical nutrition and hydration in geriatrics. Clinical Nutrition, 2022;41:958-989. Lire

Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical personnalisé.